jeudi 20 décembre 2007
mercredi 19 décembre 2007
Alep (mettre au point).
C’est un abandon qui vous épie. Il pique au fond de la gorge.
J’ai versé mes premières larmes, elles étaient chaudes et amères.
Je partirai quelques jours à Alep.
Pour l’aventure, de nouveaux lieux encore inconnus, partir loin et voir plus près.
J’ai dormi et j’ai respiré, j’ai réfléchi et j’ai soupiré.
Alep est une jolie ville paisible dans de vieux murs de pierre blanche. Au nord du pays, elle est le croisement des marchandages turcs, kurdes et syriens. Elle tient debout toute fière de sa citadelle, et fait de jolis pieds de nez à la Damas de boue et de chaux, celle qui ne sait plus tenir ses maisons au rythme de son inflation galopante… Alep est le poumon de la Syrie, on y fabrique son savon, ses étoffes, qu’on transportera ensuite dans tous les souks du pays. Une ville de travailleurs. Il fait bon vivre les narguilés de fin de journée, les hammams qui crachent effrontément leur chaude vapeur, la purée d’aubergines (baba ghranouge, « la gâterie de papa », on s’en étonne peu, c’est plus que délicieux), les « bienvenue » dans un vieux reste d’hôtel quatre étoiles modestement nommé « le Baron », où on aime encore venir siroter une petite bière, en souvenir d’Agatha Christie chambre 28 ou quelque part par là…
C’est calme, presque trop. Mais plaisant, toutefois, de se glisser dans la peau d’une nouvelle venue, appareil photo à la main, sans s’inquiéter le moins du monde des hystéries théâtrales qui m’ont poussées à Damas. Un peu de repos était ici le but de cette petite entreprise.
C’est en partant qu’on regarde ce qu’on a laissé, je resterai trois jours avant de retrouver mon chaleureux monstrueux bazar Damascène.
J’ai versé mes premières larmes, elles étaient chaudes et amères.
Je partirai quelques jours à Alep.
Pour l’aventure, de nouveaux lieux encore inconnus, partir loin et voir plus près.
J’ai dormi et j’ai respiré, j’ai réfléchi et j’ai soupiré.
Alep est une jolie ville paisible dans de vieux murs de pierre blanche. Au nord du pays, elle est le croisement des marchandages turcs, kurdes et syriens. Elle tient debout toute fière de sa citadelle, et fait de jolis pieds de nez à la Damas de boue et de chaux, celle qui ne sait plus tenir ses maisons au rythme de son inflation galopante… Alep est le poumon de la Syrie, on y fabrique son savon, ses étoffes, qu’on transportera ensuite dans tous les souks du pays. Une ville de travailleurs. Il fait bon vivre les narguilés de fin de journée, les hammams qui crachent effrontément leur chaude vapeur, la purée d’aubergines (baba ghranouge, « la gâterie de papa », on s’en étonne peu, c’est plus que délicieux), les « bienvenue » dans un vieux reste d’hôtel quatre étoiles modestement nommé « le Baron », où on aime encore venir siroter une petite bière, en souvenir d’Agatha Christie chambre 28 ou quelque part par là…
C’est calme, presque trop. Mais plaisant, toutefois, de se glisser dans la peau d’une nouvelle venue, appareil photo à la main, sans s’inquiéter le moins du monde des hystéries théâtrales qui m’ont poussées à Damas. Un peu de repos était ici le but de cette petite entreprise.
C’est en partant qu’on regarde ce qu’on a laissé, je resterai trois jours avant de retrouver mon chaleureux monstrueux bazar Damascène.
lundi 17 décembre 2007
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